C’était censé être une soirée normale. Quelques potes, quelques verres, un concert de rock dans un bar du centre-ville. Rien de spécial. Mais c’est devenu une des meilleures pipes de ma vie. Et la plus inattendue.

Je l’avais repérée dès qu’elle est entrée. Mini-jupe noire, t-shirt moulant, cheveux attachés en queue de cheval haute, rouge à lèvres qui crie “viens voir si j’te mords”. Elle traînait avec deux copines, pas là pour faire du tricot.

Elle m’a regardé. Deux fois. Puis trois. Et au quatrième regard, elle s’est approchée.

— Tu veux m’offrir un verre ? a-t-elle dit, sans même un bonjour.

Elle savait ce qu’elle voulait. Moi aussi.

On parle dix minutes, vite fait. Elle s’appelle Sarah, vingt-sept ans, célibataire “par choix”, comme elle dit. Elle me fixe, elle boit lentement, elle se mord la lèvre. Elle n’écoute pas mes réponses, elle mate ma bouche, mon jean.

— Tu bandes déjà ?

Elle me désarme.
— Un peu, j’avoue.
— Tu veux que je vérifie ?

Je crois à une blague. Mais elle me prend par la main, me tire vers le fond du bar. On traverse la salle. Les toilettes sont là, au fond, près des cuisines. Elle entre. Me fait signe de la suivre. Je referme derrière moi.

Cabine étroite. Odeur d’alcool, de pisse et de savon. Elle s’agenouille tout de suite, sans mot. Défait ma braguette, sort ma queue.

— Putain, t’en as une belle.

Elle la prend en bouche, sans prévenir. Chaude, humide, directe. Pas de fioritures. Elle la suce comme une salope affamée. Langue partout, gorge profonde, mains sur mes couilles. Je grogne. Elle continue.

— T’aimes ça, hein ? Tu veux que je te vide les couilles ?

Je ne réponds pas. Je tiens sa tête, je la baise lentement. Elle me regarde du bas, les yeux brillants, le rouge à lèvres qui bave. Elle crache dessus, me branle un peu, puis retourne me sucer avec frénésie.

Elle gémit. Moi aussi. Je cogne contre la paroi. Elle suce plus fort, salement. Sa bouche est un aspirateur à foutre.

— Tu vas jouir ?
— Ouais… putain, ouais… continue…

Elle me branle en rythme, bouche grande ouverte. Je jouis comme un porc, à fond, des giclées épaisses qui tapissent sa langue. Elle avale tout, sans un mot, comme si c’était normal.

Elle se relève, essuie sa bouche avec son doigt, le suce en me fixant.

— Merci pour le verre.

Elle sort. Me laisse là, la bite molle, le cœur qui bat, l’esprit retourné.

Je ne l’ai jamais revue.

Et pourtant, chaque fois que je passe devant ce bar, j’y pense. Et je bande.